LA SÉPARATION DE SAINT PIERRE ET DE SAINT PAUL
(N° 215 du Catalogue.)
Le peintre nous montre deux amis que les mêmes travaux, les mêmes fatigues, les mêmes sentiments, le même apostolat ont unis depuis longtemps, que des bourreaux entraînent pour les conduire à la mort et qui viennent de se dire le dernier adieu. Ils se sont retournés pour jouir encore d'une vue qui leur est si chère. L'expression que l'artiste a donnée aux deux saints est vraie et bien sentie. On lit sur leurs traits l'affection réciproque qu'ils se portent, la sécurité de leur âme, la confiance profonde dans le Dieu qu'ils adorent, la joie qu'ils éprouvent de mourir pour lui, et la consolante espérance de se revoir bientôt dans l'éternité.
Ces figures contrastent bien avec celles des personnages dont ils sont entourés. La haine, la fureur animent ces soldats et font encore mieux ressortir le calme que l'on voit régner sur le visage des deux saints. Il y a du mouvement dans cette scène, et ces deux groupes marchent bien. On pourrait peut-être reprocher un peu d'exagération et de manière dans celui de saint Pierre.
Cette séparation a heu au pied des murs de Rome, dont on aperçoit les tours. Sur un plan plus éloigné, l'on distingue