GIOVANNI LANFRANCO
quelques fabriques. Le reste est un paysage assez varié et bien entendu.
Des divers ouvrages de Lanfranc que possède le Musée, celui-ci est l'un des plus intéressants. On y retrouve ce caractère de fierlé et d'enthousiasme qui distingue les ouvrages de ce peintre célèbre. Élève des Carrache, il chercha surtout à imiter le Corrège, mais ne put jamais en atteindre la grâce et la suavité, quahtés précieuses dont ce grand maître semble avoir emporté le secret dans la tombe.
Malgré le mérite de ce tableau, il serait injuste de jugerdu talent de son habile auteur par une œuvre aussi peu importante. Les fresques, les grandes machines convenaient mieux à son génie ; c'était dans ces vastes compositions qu'il était vraiment à Faise- Son chef-d'œuvre en ce genre est la coupole de Saint-André délia Valle à Rome. Malheureusement pour la gloire du peintre, les pendentifs de cette coupole et le chœur de l'éghse sont de la main du Dominiquin, et ce peintre au sentiment si vrai, à l'âme si tendre, nous fait comprendre que son rival, malgré sa prodigieuse habileté, parle à nos yeux, mais ne s'adresse pas à notre âme. Plus malheureusement encore pour la réputation de Thomme, le nom du Dominiquin est indissolublement uni à celui de Lanfranc, et nous rappelle la basse et criminelle jalousie de ce dernier, plus connu peut-être comme persécuteur de Zampieri que comme l'un des meilleurs peintres de l'école napolitaine.
OF THE UN!VERSITY OF ILLINOIS