ACTE I, SCENE I
FRANCISCO
Passez , messieurs ; bonsoir.
MARCELLUS
Qui vous a relevé ?
FRANCISCO , dëiignant Bernanio à l'autre bout de re«planade.
C*est, vous pouvez le voir, Bemardo. Bonùenuit!
Francisco tort. ' MARCELLUS, appeUm.
Bernardo !
RERNARDO, s'avauçam.
Qui m'appelle ?
Horatio, c'est toi?
HORATIO
La question est belle :
Oui, parbleu !
RERN ARDO , allant vivement à eux.
Marcellus ! Horatio ! Tous deux !
C'est à merveille.
MARCELLUS, d'un ton un peu trouble.
Eb bien!... notre esprit ténébreux A-t-il paru ce^oîr?
BERNARDO
Pas encore.
MARCELLUS, à Beroardo.
tt Chimère, »
M'a dit Horatio : u vision mensongère ; u En un mot, pm* efFet d'imagination !... »
Tu le sais , cependant , cette apparition A mes yeux, comme' aux tiens, par deux fois s'est montrée J'amène donc notre homme et, pendant la durée De noti*e garde ici, par lui-même il verra.
Je l'espère, et, s'il l'ose... au spectre il parlera.
HORATIO
Bah ! votre revenant n'est pas près de paraître.
BERNARDO, piqué.
Un moment assieds-toi. Veuille écouter ; peut-être Par ce nouveau récit t'avoûras-tu vaincu :
J'ai hâte que tu sois, comme nous, convaincu.
HORATIO, çaiemeut.
Très-volontiers. J'attends ce que tu vas nous dire.
ils prcDoeot place tous trois sur un banc.
BERNARDO , iodiquant du doigt uo point du ciel.
Alors que cette étoile, occupée à décrire Son cours du pôle à l'est, brillait au firmament... C'était la nuit passée... Ainsi qu'en ce moment, Marcellus et moi-même — il était près d'une heure...
MARCELLUS, se levant avec effroi.
Tais-toi! Qu'avais-je dit? Rejjardez! Que je meure Si ce n'est lui qui vient !
Entre le spectre. DcruarcTù et Horatio te sont aussi levé