‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 103 sur 238 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

FRANCISCO

Passez , messieurs ; bonsoir.

MARCELLUS

Qui vous a relevé ?

FRANCISCO , dëiignant Bernanio à l'autre bout de re«planade.

C*est, vous pouvez le voir, Bemardo. Bonùenuit!

Francisco tort. ' MARCELLUS, appeUm.

Bernardo !

RERNARDO, s'avauçam.

Qui m'appelle ?

Horatio, c'est toi?

HORATIO

La question est belle :

Oui, parbleu !

RERN ARDO , allant vivement à eux.

Marcellus ! Horatio ! Tous deux !

C'est à merveille.

MARCELLUS, d'un ton un peu trouble.

Eb bien!... notre esprit ténébreux A-t-il paru ce^oîr?

BERNARDO

Pas encore.

MARCELLUS, à Beroardo.

tt Chimère, »

M'a dit Horatio : u vision mensongère ; u En un mot, pm* efFet d'imagination !... »

Tu le sais , cependant , cette apparition A mes yeux, comme' aux tiens, par deux fois s'est montrée J'amène donc notre homme et, pendant la durée De noti*e garde ici, par lui-même il verra.

Je l'espère, et, s'il l'ose... au spectre il parlera.

HORATIO

Bah ! votre revenant n'est pas près de paraître.

BERNARDO, piqué.

Un moment assieds-toi. Veuille écouter ; peut-être Par ce nouveau récit t'avoûras-tu vaincu :

J'ai hâte que tu sois, comme nous, convaincu.

HORATIO, çaiemeut.

Très-volontiers. J'attends ce que tu vas nous dire.

ils prcDoeot place tous trois sur un banc.

BERNARDO , iodiquant du doigt uo point du ciel.

Alors que cette étoile, occupée à décrire Son cours du pôle à l'est, brillait au firmament... C'était la nuit passée... Ainsi qu'en ce moment, Marcellus et moi-même — il était près d'une heure...

MARCELLUS, se levant avec effroi.

Tais-toi! Qu'avais-je dit? Rejjardez! Que je meure Si ce n'est lui qui vient !

Entre le spectre. DcruarcTù et Horatio te sont aussi levé

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