‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 140 sur 238 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

Conduisons au plus tôt ma fille en sa présence.

A Hamiel.

Cher prince, permettez qu'en toute déférence Je prenne ici congé de vous très-humblement.

Monsieur, je vous l'accorde avec empressement, Et rien ne saurait mieux répondre à mon envie... Si ce n'est de me prendre en même temps la vie,

Amèrement.

Oui! la vie! Oui, la vie!

POLONIUS. tout à fait ahuri.

Oh! je pars, monseigneur.

HAMLET, le voyant s'ëloigner.

Est-il fastidieux, ce vieux fou raisonneur!

Poloniut Ta pour sonir au moment oii enirenl Rosencranu et Guildentiern.

POLONIUS

Si VOUS cherchez le prince, il est là. Je vous laisse.

ROSENGBANTZ, à Poloniut.

Dieu vous garde, monsieur!

Poloniut tort.

GUILDENSTERN, au prince, taluam.

Monseigneur!. .

ROSENGBANTZ, de même.

Votre Altesse!. •

138 UAMLET.

HAMLET, les rrcoonaissant. Avec effusion.

En croirai-je mes yeux? Quoi! c'est vous, chers amis? Ici, dans Elseneur, et sans Tavoir promis!

Lear tendant set deax mains.

Ah! merci. Mais, tons deux, vous allez bien, j'espère?

ROSENGRANTZ.

Autant qu'il est loisible aux enfants de la terre.

GUILDEMSTEBN.

Nous nous trouvons heureux d'un bonheur modéré, Sans éclat importun , sans faste exagéré :

Nous ne sommes pas, nous, le diamant qu'étale La Fortune à son front.

Ni, je crois, la sandale Dont son pied est chaussé ?

ROSENCRANTZ.

Nous tenons le milieu Entre les deux.

Je vois la chose , vive Dieu !

Vous êtes enlacés, messieurs, à sa ceinture.

GDILDENSTERN.

Nos rapports sont amis, mais d'honnête nature.

Laissez donc. La Fortune honnête? Elle! O vertu!... Et le monde, voyons, Rosencrantz, qu'en dis-tu?

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