ACTE II, SCÈNE II. SA
Du vivant de mon père, avec je ne sais quoi De discrédit moral, à peine était-il roi Que chacun eût donné pour sa miniature Volontiers cent ducats. Est-ce dans la nature? A la philosophie alors à l'expliquer.
Bruit derrière le théâtre.
GUILDENSTERN
Écoutez, monseigneur. Ce bruit doit indiquer Que nos acteurs sont là.
HAMLET, leur tendaot les deux mains.
Votre main, je vous prie.
Il devra vous rester de notre causerie Un souvenir au moins : c'est celui du bonheur Que j'éprouve à vous voir tous deux dans Elseneur. Je vais faire un accueil tout plein de courtoisie A ces comédiens ; soyez sans jalousie Si ma main se répand en bienfaits envers eux : Je dois ce témoignage à leur sort malheureux...
Changeant de ton, et ayee amertume.
Quant à ma mère-tante , à mon noble oncle-père , Leur esprit se repait d'une vaine chimère.
GUILDENSTERN
En quoi donc ?
HAMLET, avec une froide ironie.
Je suis fou... tant que le vent glacé Souffle du nord -nord-est : sitôt qu'il est passé , Et vienne un vent du sud, je sais, ne leur déplaise,
Distinguer un faucon d*un héron,... fort à Taise.
Entre Poloaîi».
POLONIUS, de loin.
Messieurs, je...
HAMLET, TÎTemeot.
Guildenstem , écoute !
Se toaroant yen Roteocnnis.
Ainsi que toi.
Les plaçant â ta droite et à ta gauche.
Je veux à chaque oreille un auditeur, ma foi.
Poloniut t*ett arrêté interdit à la porte. Bat, en leur montrant Polonios.
Voyez ce grand bambin, avec ses airs étranges ! Croiriez-vous qu il n'est point quitte encor de ses langes ?
ROSENCRANTZ, tar le même ton.
11 les aura plutôt retrouvés, je le crois :
Tout vieillard est enfant pour la deuxième fois.
HAMLET, tonjourtbat.
11 vient pour nos acteurs. Désirez-vous l'entendre? Attention !
Haut, à Poloniut.
Monsieur, je crois bien, à tout prendre, Que c'est lundi matin...
POLONIUS, tavançant.
Pardon, prince, je viens Apporter la nouvelle...