‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 152 sur 238 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Une g^rande g^alerie à Elseneur (la même qu*à l'acte II).

Entrent : le ROI, la REINE, POLONIUS, OPHÉLIE ROSENGRANTZ et GUILDENSTERN.

Ainsi vous avez bien constaté sa démence , Mais rien ne vous a dit comment a pris naissance Ce mal mystérieux , si rapide en son cours Qu'il faut y voir, hélas ! un danger pour ses jours.

ROSENCRANTZ.

Chose étrange, il admet son égarement, sire ; Mais s'il en sent la cause, il ne la veut point dire.

GUILDENSTERN

Tous les efforts qu'on fait pour la lui demander, Avec un art extrême il sait les éluder 3 Et sçfn langage est plein d'une amère ironie Dès qu'on veut trop à fond toucher à sa folie.

264 H A ML ET

LA REINE

Quel accueil vous fit-il?

ROSENCRANTZ.

Uq accueil empressé...

GUILDENSTERN, liuierrompam.

Mais avec quelque chose aussi d'un peu forcé.

ROSENCRANTZ.

Sobre de questions, il mit assez d'aisance A répondre sur tout.

LA REINE

Pour tromper sa souffrance^ Il edt fallu, messieurs, lui parier de plaisii*&.

ROSENCRANTZ.

Nous avons pu, madame, exaucer vos désirs*

Une troupe d'acteurs vient ici de paraître :

Nous savions leur dessein, et pensant que peut-être

Ils seraient pour Hamlet une distraction.

Nous les avons vantés avec intention.

Votre fils s'est montré joyeux de leur présence :

tl leur témoigne à tous beaucoup de bienveillance,

Et semble impatient, à tel point, de les voir

Qu'ils, ont dû s'engager à jouer dès ce soir.

POLONIUS, avec vivacité.

Qien de plus véridique. On nous promet un drame Émouvant. Pour vous. Sire, et puis pour vous, madame, Le prince m'a chargé d'une invitation...

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