ACTE III, SCENE I. S
LE ROIf rinierrompant.
Nous TacceptoDS, charmés de soo attention.
A Rosencranfz et à GuilderiRtcrn.
Il faut Tencourager, messieurs, dans cette envie
De s'arracher enfin aux ennuis de sa vie :
A vous deux, dans ce but, avec foi j'ai recours.
BOSENCRANTZ.
Comptez, sire, en effet, sur tout notre concours.
Sorieni Rosencranfz et Guildenstero.
LE ROI, à la reine.
Gertrude, à votre tour, retirez- vous , ma chère. J'ai fait mander Hamlet : il va venir, j'espère. Laissons-le se trouver, comme par un hasard, Seul avec Ophélie, et lui parler à part.
Montrant Polonius.
Quant à nous, l'un et l'autre espions légitimes Que n'excusent que trop tous nos tourments intimes , Nous serons là cachés de manière à pouvoir Lire dans son langage ainsi qu'en un miroir, Et nous convaincre enfin si l'amour d'Ophélie, Gomme tu t'en dis sûr, cause seul sa folie.
LA REINE, aurai.
Je m'éloigne.
Tendrement à Ophclie.
Ophélie ! Ah ! je prie ardemment Que l'unique raison de son égarement Soit son amour pour toi. J'y verrai l'espérance
Que tes vertus, ta grâce et ta douce innocence Sauront le ramener en des sentiers plus sûrs Et lui donner encor des jours heureux et purs.
OPHÉLIE
Que de bonté, madame, et combien je vous aime !
La reine tort.
POLONIUS, alerte.
Promène-toi, ma fille, un moment ici même ;
Pour nous. Sire, il est temps ailleurs de nous porter.
Prenant sur une table un livre qu'il remet a Ophëlie.
Prends ce livre : étant seule, il est bon d'affecter De ne t'étre oubliée ici qu'à la lecture.
Au roi , bas.
J'en gémis ; mais enfin il n'est dans la nature Rien de tel qu'un aspect hypocrite et dévot Pour tromper, notez bien , je ne dis pas un sot , Mais jusqu'au diable même.
LE ROI, avec un sourire contraint.
Où prends-tu ta maxime?
Sombre , et A part.
Gomme le dard pénètre et met à nu mon crime ! L'abjecte courtisane au visage paré Est moins hideuse à voir sous son masque plâtré , Que ne l'est mon forfait sous sa fourbe assurance . Supplice intolérable !