ACTE m, SCÈNE II
Mais assez de ceci. Vous me faisiez l'honneur De dire que la reine...
ROSENCRANTZ.
Est triste , Monseigneur, Et suit avec effroi votre étrange conduite.
fils dénaturé ! Mère excellente !
Froidement à RoseDcmotz.
Ensuite ?
ROSENCRANTZ.
Elle a, d'après cela, le besoin de vous voir Dans ses appartements quelques instants ce soir.
C'est bien, monsieur, j'irai. N'est-elle pas la reine?... . Ce seul motif au moins près de moi vous amène?
ROSENCRANTZ, d'un ton pëDéirë.
A votre affection j'ai perdu tous mes droits. Je le crains.
HAMLET, indifféremment, étendant les deux mains.
Mon Dieu, non, comme voilà dix doigts.
ROSENCRANTZ.
Dites-moi, dans ce cas, d'où vient votre souffrance? C'est fermer toute issue à votre délivrance Que de cacher vos maux aux regards d un ami.
Vous le voulez?... Eh bien ! je ne suis qu*à demi Satisfait de mon sort.
ROSENCRANTZ.
Eh ! cela peut-il être , Vous que le Danemark attend pour royal maître ?
Mais comme en attendant Therbe pousse, je crois Que mieux vaut tout de suite être au nombre des rois.
Trois ou quatre musiciens eutrcut et paraissent attendre les instructions d'Hamiet. Hamlet va droit à l'an d'eux, et lui prend un flageolet des maius.
Voyons ce flageolet.
A Rosencraniz et à Guildenstern, qui lui font signe de s'observer.
Que veut dire ce signe?
Vous craignez de ma part quelque sottise insigne?
GUILDENSTERN, la main sur le cœur.
Si mon zèle est trop grand, accusez en cela L'excès de dévoûment que pour vous je sens là.
Je saisis le rapport assez mal, mais n'importe.
Lui tendant le flageolet.
Jouez-moi de ceci.
GDlLDEî^STERN.
Qui? moi! De quelle sorte?
Je ne sais vraiment pas.