‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 210 sur 238 · ACTE IV, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VII

S'alourdit, Tentraîna... Son chant mélodieux Avait cessé sur terre et remontait aux cieux !

LAERTE, avec désespoir.

Noyée ! ô ciel ! noyée !

LA REINE

Oui , noyée , et bien morte !

LAERTE, ëçaré.

Pauvre sœur!... assez d'eau, n'est-ce pas, de la sorte, Et tu n'as pas besoin qu'on y mêle des pleurs? Je retiendrai les miens...

Il sanglote.

Non ! non ! Dans nos douleurs La nature a ses droits , quoi que l'orgueil en pense , Mais mes yeux essuyés , songeons à la vengeance , Et plus de femme en moi ! . . . Sire , adieu ! Je mourrais , Si promptement d'ici je ne me retirais :

Malgré les flots de pleurs qui pour l'instant le noient. Dans mon sein je ressens mille feux qui flamboient !

Il sort, avec un g^ste d'emportement et de menace. LE ROI, effrayé.

Suivons-le. Je venais d'apaiser ses fureurs; Mais ce malheur nouveau ravive mes terreurs.

Ils sortent.

FIN DU ODATBIBMB ACTB.

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