ACTE IV, SCENE VII
S'alourdit, Tentraîna... Son chant mélodieux Avait cessé sur terre et remontait aux cieux !
LAERTE, avec désespoir.
Noyée ! ô ciel ! noyée !
LA REINE
Oui , noyée , et bien morte !
LAERTE, ëçaré.
Pauvre sœur!... assez d'eau, n'est-ce pas, de la sorte, Et tu n'as pas besoin qu'on y mêle des pleurs? Je retiendrai les miens...
Il sanglote.
Non ! non ! Dans nos douleurs La nature a ses droits , quoi que l'orgueil en pense , Mais mes yeux essuyés , songeons à la vengeance , Et plus de femme en moi ! . . . Sire , adieu ! Je mourrais , Si promptement d'ici je ne me retirais :
Malgré les flots de pleurs qui pour l'instant le noient. Dans mon sein je ressens mille feux qui flamboient !
Il sort, avec un g^ste d'emportement et de menace. LE ROI, effrayé.
Suivons-le. Je venais d'apaiser ses fureurs; Mais ce malheur nouveau ravive mes terreurs.
Ils sortent.
FIN DU ODATBIBMB ACTB.