‹ Chefs-d'œuvre de ShakespeareChapitre 221 sur 238 · ACTE Y, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE Y, SCENE I

LA REINE , aa même.

Oh ! veuillez Técouter

Paisiblement.

HAMLET, au même.

A tout ce que tu veux, j'adhère :

Est-ce pleurer? te battre ? ou faire un jeûne austère? Te déchirer le corps? boire TYssel entier' ?

Manger un caïman? je le fais le premier!

Ou ne sais-tu que geindre? et toutes tes bravades, Sont-ce sur un tombeau de grotesques gambades ? Enterre-toi tout vif, je m'enterre avec toi ; Et quant à bavarder de montagnes, ma foi !

Qu'un mont sur nos deux corps après un. mont s'entasse Et qu'à côté l'Ossa semble un point dans l'espace ! Mais si tu dois rugir, je vais rugir aussi.

LA REINE, À rastistaoce.

Sa folie est, hélas ! au fond de tout ceci ;

Mais au bout d'un instant cet emportement tombe :

Puis , patient et doux ainsi que la colombe

Veillant sur ses petits nouvellement éclos ,

On le voit tout à coup rentrer dans le repos.

HAMLET. Pendant que parlait sa mère, il t'est promené de lon^ en large, et peu à peu son agitation s'est calmée. Revenant vers Lacrte et lui tendant la main.

Laerte, votre main. Aucune cause au monde Ne me devrait valoir cette haine profonde :

Le destin a tout fait si nous souffrons ainsi.

I Un bras du Rhin , qui tombe dans le Zuiderzëe.

S'ëloîgnant de Laerte qui ne répond riea.

Mais Hercule perdrait son temps lui-même ici : Il faut qu'un chat miaule et que le chien aboie.

Il sort aTec impécaositë.

LE ROI, à Iloratio.

Courez , et près de lui que sans cesse on vous voie !

Horatio sort.

A Laerte, à part.

Demeurons alliés encor plus fermement ,

Et dès demain poussons Taffaire au dénoûment.

A la reine.

Votre fils a besoin de bien grands soins, Gertrude, Et j'appelle sur lui votre sollicitude.

A part.

U faut à cette fosse un monument vivant !

Puis viendra le repos... Mais d'abord, en avant !

Tous sortent, à Texcepiion du fossoyeur qui s'apprête à combler la foue.

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