ACTE V, SCÈNE H. MM
Que canon , terre , ciel dans un instant répète : « Vive Hamlet! le roi boit à son fils adoptif ! »
Se toarDant Tcri Otric et deui autres seigneur».
Juges, à votre place! Ayez l'œil attentif!
Les trois juges désignés s'approchent d'HamIet et de Laerte. Le roi, ^ la reine et toute la cour vont s'asseoir.
Allons , Laerte , en garde !
LAERTE
Oui, Monseigneur, en garde !
Les deui adTersaires se saluent, et couimencent l'assaut, qui demeure un instant
sans résultat.
HAMLET, se fendant.
Une!
LAERTE
Non!
HAMLET , aui juges, en abaissant son fleuret.
Prononcez.
OSRIC.
Nous que ce point regarde , Nous disons : Bien touché ; touché certainement.
LAERTE
C'est bien. Recommençons.
LE ROI, te levant.
Cher Laerte , un moment.
Hamlet ! je bois à toi !
Le roi boit. Les troropelies soaaent. Le canon gronde au dehors.
Ma perle sans égale, La voici !
Il montre la perle et fait le geste de la laisser tomber au fond de la coape ; en réalité, il y verse rapidement le poison contenu dans le crenz dn bijon.
A Hamlet.
Bois, mon fils, dans la coupe royale.
11 remet la coupe à un serviteur ponr la porter à Hamlet.
Non, plus tard. Qu'avant tout notre assaut soit tranché.
Le serviteur remet la coupe sur la table.
A Laerte, avec un salut courtois.
Allons !
L'assaut recommence. Sur un coup :
Touché, je crois?
LAERTE, galamment.
Parfaitement touché.
LE ROI , avec enthousiasme, à la reine.
Notre fils gagnera !
Le canon tonne de nouveau au dehors.
LA REINE, se levant, et montrant Hamlet au roi.
Mais il a peu d*haleine ; La fatigue le gagne, et son état fait peine.
Hamlet, prends mon mouchoir : ton front est ruisselant.