ACTE V, SCÈiNE II
A fait son œuvre!... Au moins , Ton ne m'apprendra pas S'ils ont péri ! . . . Pour roi , proclamez Fortimbras. . . A lui ma voix mourante.. . Honneur à sa vaillance ! . . . Dis-leur ce qu'il faudra... Pour le reste. •• silence !
Il meurt.
HORATIO9 soUonellemeut.
Quel cœur vient de s'éteindre ! ... phalanges du ciel ! De vos doux chants bercez son sommeil éternel ! Bonne nuit, prince aimé !
Il s'ageaoaillc en saaglotant auprès du corps d'Hamlet. La marche militaire du dehors reprend, plus accentuée, et avec accompagnement de tambours. Horaiiu relefant la télé.
Des tambours ! que veut dire. . . ?
Entre Fortimbras, suivi de ses officiers, de deux ambassadeurs d'Angleterre
et de leur suite.
FORTIMBRAS, reculaut é|)ouvantc.
Quel spectacle , grand Dieu! Vit-on jamais délire...
HORATIO, se levant.
Oui , pour juger la mort dans toute son horrem* , Contemplez ce tableau, sans égal en terreur!
FORTIMBRAS.
O carnage sans nom ! . . . Quelle immense curée , Impitoyable Mort, t'es-tu donc préparée?
Est-ce pour un festin aux ténébreux séjours Que tu tranchas d'un coup tant de glorieux jours ?