ACTE II, SCENE III
Tu t*es donc couché tard qu'on te trouve endormi A cette heure?
LE PORTIER
Ma foi , Monsieur, et sans bravades, Le coq avait chanté deux fois que nos rasades AUaient toujours bon train. Notez que la boisson A le don d'engendrer trois choses à foison...
MACDUFF, s'amusa Di de son bavardage.
Qui sont?
LE PORTIER, comptant sar ses doiçts.
IjC rouge au nez, le sommeil, T... '
MACDUFF, l'arrêtant.
On devine.
LE PORTIER, faisant un geste d'assentiment, reprend.
Mais quant à la luxure , elle a peu, j'imagine, A s'en louer, le vin coupant la faculté De pourvoir au besoin par lui-même excité :
Il fait, mais pour défaire; il provoque l'envie ; La pousse à bout... et puis, la jette inassouvie Dans le sommeil.
MACDUFF, souriant.
De fait, tu dois savoir ses tours.
* Nous n'ayons pas osé , malg^rë notre religieux respect du texte de Shakespeare, traduire la troisième chose qu'engendre la boisson. Le mot absent, ainsi que nous le faisons dire à Macduf!, se devine, sans qu'il soit besoin de l'exprimer.
52 MACBETH
LE PORTIER
Oui-dà. Mais il n'est pas notre maître toujours ; Il m*a poussé tantôt mainte botte secrète , Mais c'est bien moi vraiment qui de lui m'inquiète : Si vigoureux qu'il soit, j'en viens toujours à bout.
MACDUFF
C'est assez bavarder. Ton maître est-il debout? Tout ce bruit doit avoir trahi notre venue.
Katre Macbeth. Il a changé de Tétemenli , soa attitude eit froide et calme.
Le voici justement.
LENOX
Macbeth, je vous salue.
MACBETH
Soyez les bienvenus.
MACDUFF
Savez-vous si le roi , Digne thane, est levé?
MACBETH
Pas encore.
MACDUFF
Je doi L'éveiller, c'est mon ordre, à l'aube matinale : L'heure est presque passée.
MACBETH
A la chambre royale Laissez-moi vous conduire.