ACTE y, SCÈNE III. I4l
Goojure de ce mal la marche destructive,
Rends à notre pays sa santé primitive ,
Et l'écho sera las de redire après moi
Tout ce qu'en ton honneur voudra faire ton roi.
Son é^^arement va croissant.
Aux serviteurs qui tiennent son armure.
Emportez tout cela.
Au médecin.
Docteur! ton officine A-t-elle quelque drogue, ou philtre, ou médecine Qui soit propre à purger l'Ecosse des Anglais? Ils sont tout près d'ici... Dis-moi, tu le savais?
LE MÉDECIN
C'est Votre Majesté qui vient de m'en instruire.
MACBETH, recouvrant tout à coup ses esprits et son sang-froid. A sa suite.
J'étais fou!... Suivez-moi. Non! rien ne peut me nuire, Aucun danger m'atteindre! Et j'insulte à la mort. Jusqu'à ce que Birnam vienne à moi... C'est le sort!
Il sort suivi de toute l'assistance. LE MEDECIN, qui est demeuré le dernier.
Si je parviens à fuir cette sombre demeure, Avant que d'y rentrer je choisirai mon heure.
Le médecin sort.
iki MACBETH.