‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 129 sur 224 · ACTE T, SCÈNE IV. i · texte numérisé non relu

ACTE T, SCÈNE IV. i

CKCILE.

Son trépas Importe à voire gloire ainsi qu'à tos états ; Et Von ne peut trop tôt prévenir par sa peine Ceox qu'un appui si fort à la révolte entraine.

SLISABKTB.

Ah! je commence à voir que mou seul intérêt

N'a pas fait l'équité de son cruel arrêt.

Quoi ! Ton sait que, tremblante a souffirir qu'<m le

donne, Je ne veux qu'éprouver si sa fierté s'étonne ; C'est moi sur cet arrêt que l'on doit consulter; Et, sans que je le signe, on l'ose exécuter ! Je viens d'eilvoyer l'ordre afin que l'on arrête ; S'il arrive trop tard, on paiera de sa tête; Et de l'injure faite à ma gloire, à l'état.

D'autre sang, mais plus vil, expiera l'attentat.

CÉCILE

Cette perte pour vous sera d'abord amère; Mais vous \errez bientôt qu^elle étoit nécessaire.

el.XSl.BETB.

Qu'elle étoit nécessaire ! Otez-vous de mes yeux, Lâche, dont j'ai trop cru l'avis pernicieux.

La douleur où je suis ne peut plus se coutraindre. Le comte par sa mort vous laisse tout à craindre;

i86 LE COMTE D*ESSEX.

Tremblez pour votre saog, si Ton répand le sien.

CÉCILE

Ayant fait mon devoir, je puis ne craindre rien , Madame; et quand le temps vous aura fait connoître Qu^en punissant le comte on n*a puni qu*un traître, Qu*un sujet infidèle...

ELISABETH

Il rétoit moins que toi , Qui, t'armant contre lui, t'es armé contre moi. J'ouvre trop tard les yeux pour voir ton entreprise. Tu m*as par tes conseik honteusement surprise : Tu m*en feras raison.

CÉCILE

Ces violents éclats...

ELISABETH

Va , sors de ma présence , et ne réplique pas.

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