‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 136 sur 224 · SGANARELLE, GUSMAN · texte numérisé non relu

SGANARELLE, GUSMAN

SGASARSLLB, prenant du tabac » et en offrant ai Gosman .

Quoi qu'en dise Aristote, et sa docte cabale,

Le tabac est divin, il u'est rien qui l'égale;

Et par les fainéants, pour fuir Toisiveté,

Jamais amusement ne fut mieux inventé.

Ne sauroit-on que dire ? un prend la tabatière ;

Soudain à gauche, à droit , par devant, par derrière.

Gens de toutes façons, connus et non connus.

Pour } demander part sont les très bien venus. Mais c est peu qu'à donner instruisant la jeunesse. Le tabac l'accoutume à faire ainsi largesse; C'est dans la médecine un remède nouveau :

Il purge, réjouit, conforte le cerveau ; De toute noire humeur promptement le délivre; Et qui vit sans tabac n'est pas digne de vivre. O tabac, ô tabac, mes plus chères amours!...

Mais reprenons un peu notre premier discours. Si bien, mon cher Gusman, qu'Elvire, ta maîtresse , Pour don Juan mou maître a pris tant de tendresse Qu'apprenaut son départ l'excès de son ennui L'a fait mettre en campagne et courir après lui. Le soin de le chercher est obligeant, sans doute; C'est aimer fortement : mais tout voyage coûte; Et j'ai peur, s'il te faut expliquer mon souci , Qu'on l'indemnise mal des frais de celui-ci.

GUSMAN

Et la raison encor ? Dis-moi , je te conjure, D'où te vient une peur de si mauvais augure ? Ton maître là-dessus t'a-t-il ouvert son cœur? T'a-t-il fait remarquer pour nous quelque froideur Qui d'un départ si prompt...

SGAirA.RELLE.

Je n'en sais point les causes.

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