‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 153 sur 224 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

DoH JUAN, SGANARELLE, CHARLOTTE.

DOV JUAN

11 n'y faut plus penser, c'en est fait, Sganarelle ; La force entre mes bras alloit mettre la belle , Lorsque ce coup de vent , difficile à prévoir. Renversant notre barque, a trompé mon espoir. Si par là de mon feu Tespérance est frivole, L'aimable paysanne aisément m'en console; Et c'est une conquête assez pleine d'appas , Qui dans l'occasion ne m'échappera pas.

Déjà par cent douceurs j'ai jeté dans son ame Des dispositions à bien traiter ma flamme:

On se plait à m'enteudre , et je puis espérer Qu'ici je n'aurai pas long-temps à soupirer.

SGAlf ARKLLB.

Ah ! monsieur , je frémis à vous entendre dire. Quoi! des bras de la mort, quand le ciel nous retire. Au lieu de mériter, par quelque amendement, Les bontés qu'il répand sur nous incessamment ;

a36 LE FESTIN DE PIERRE.

Au lieu de renoncer aux folles amourettes , Qui déjà tant de fois... Paix , coquin que vous êtes : Monsieur sait ce qu'il ⁢ et vous ne savez , vous , Ce que vous dites.

DOZf JVJLJS.

Ah ! que vois-je auprès de nous ?

SGANARELLE

Qu*est-ce?

DON JUAXr.

Tourne les yeux« Sganarelle, et condamne La surprise où me met cette autre paysanne.

D'où sort-elle P Peut-on rien voir de plus charmant ? Celle-ci vaut bien Fautre, et mieux.

SGANAR£I.LE.

Assurément*

DOIT JCAlf.

Il faut que je lui parle.

SOAirAEfiLLE<

Autre pièce nouvelle.

SOZr JUAF.

L*agréable rencontreJ Et d'où me vient , la belle ,

L'inespéré bonheur de trouver en ces lieux,

Sous cet habit rustique, un chef-d'œuvre des cieux?

CHARLOTTE

Hé! monsieu....

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