‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 183 sur 224 · ACtE III, SCÈNE VII. a · texte numérisé non relu

ACtE III, SCÈNE VII. a

ALOHSS.

Toilà votre ennemi , celui que vous cherchez, Don Juan.

DON CARLOS

Don Juan !

DOIT JUAN

Oui, je renonce à feinchre :

L^avantage du nombre est peu pour m'y contraindre. Je suis ce don Juan, dont le trépas juré..,

▲ LOVSB, à don Carlos.

Toulez-vous...

non CARLOS.

Arrêtez. M*étant seul égaré , Des lâches m'ont surpris, et je lui dois la vie, Qui , par eux, sans son bras , m'auroit été ravie. Don Juan, vous voyez, malgré tout mon courroux. Que je vous rends le bien que j'ai reçu de vous : Jugez par là du reste; et si de mon offense, Pour payer un bienfait, je suspens la vengeance, Croyez que ce délai ne fera qu'augmenter Le vif ressentiment que j'ai fait éclater.

Je ne demande point qu'ici, sans plus attendre. Vous preniez le parti que vous avez à prendre : Pour m'acquitter vers vous, je veux bien vous laisser. Quoi que vous résolviez, le loisir d'y penser.

a86 LE FESTIN DE PIERRE.

Sur Toutrage reçu, qu'en vain on voudroit taire. Vous savez quek moyens peuvent me satisfaire : Il en est de sanglants, il en est de plus doux : y oyez-les, consultez ; le choix dépend de vous. Mais enfin, quel qu*il soit, souvenez-vous, de grâce , Qu'il faut que mon affront par don Juan s'efibce , Que ce seul intérêt m*a conduit en ce lieu , Que vous m'avez pour lui donné parole. Adieu.

ALOHSB.

Quoi! monsieur...

DOH CARLOS.

Suivez-moi.

ALOirSB.

Faut-il?...

DOH CAELOS.

Notre querelle

Se doit vider ailleurs.

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