‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 184 sur 224 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Doit JUAN, SGANARELLE.

SGAHA&BI.LB, derrière le théâtre.

Qui va là ?

DOIT JUA».

Tiendras- tu?

Tout à l'heure. Ah ! c*est vous ?

DON JUAN

Coquin, quand je me bats, tu te sauves des coups !

SGARAEBLLB.

J*étois allé, monsieur, ici près, d*où j*arrive : Cet habit est, je crois, de vertu purgative; Le porter, c'est autant qu'avoir pris...

DOIT JUAN

Efironté!

D'un voile honnête, au moins, couvre ta lâcheté.

SGANAaELLZ.

D'un vaillant homme mort la gloire se publie ; Mais j'en fais moins de cas que d'un poltron en vie.

a88 LE FESTIN DE PIERRE.

DON JUAN

Sais-tu pour qui mon bras vient de s^employer ?

Non.

DON JUAN

Pour un frère d^Elvire.

SaANAHBLLB.

Un firère ? Tout de bon ?

DON JUAN

J*ai regret de nous voir ainsi brouillés ensemble ; Il paroit honnête homme.

80ANAaBLI.K.

Ah ! monsieur, il me semble Qu^en rendant un peu plus de justice à sa sœur...

DON JUAN

Ma passion pour elle est usée en mon <x£ur , Et les objets nouveaux le rendent si sensible, Qu*avec rengagement il est incompatible.

D'ailleurs, ayant pris femme en vingt lieux différents, Tu sais pour le secret les détours que je prends : A ne point éclater, toutes je les engage ; Et si Tune en public avoit quelque avantage.

Les autres parleroient, et tout seroit perdu.

SGANAREL&E.

Vous pourriez bien alors , monsieur , être pendu.

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