SCÈNE IX
Doit JUAN, SGANARELLE.
SGAHA&BI.LB, derrière le théâtre.
Qui va là ?
DOIT JUA».
Tiendras- tu?
Tout à l'heure. Ah ! c*est vous ?
DON JUAN
Coquin, quand je me bats, tu te sauves des coups !
SGARAEBLLB.
J*étois allé, monsieur, ici près, d*où j*arrive : Cet habit est, je crois, de vertu purgative; Le porter, c'est autant qu'avoir pris...
DOIT JUAN
Efironté!
D'un voile honnête, au moins, couvre ta lâcheté.
SGANAaELLZ.
D'un vaillant homme mort la gloire se publie ; Mais j'en fais moins de cas que d'un poltron en vie.
a88 LE FESTIN DE PIERRE.
DON JUAN
Sais-tu pour qui mon bras vient de s^employer ?
Non.
DON JUAN
Pour un frère d^Elvire.
SaANAHBLLB.
Un firère ? Tout de bon ?
DON JUAN
J*ai regret de nous voir ainsi brouillés ensemble ; Il paroit honnête homme.
80ANAaBLI.K.
Ah ! monsieur, il me semble Qu^en rendant un peu plus de justice à sa sœur...
DON JUAN
Ma passion pour elle est usée en mon <x£ur , Et les objets nouveaux le rendent si sensible, Qu*avec rengagement il est incompatible.
D'ailleurs, ayant pris femme en vingt lieux différents, Tu sais pour le secret les détours que je prends : A ne point éclater, toutes je les engage ; Et si Tune en public avoit quelque avantage.
Les autres parleroient, et tout seroit perdu.
SGANAREL&E.
Vous pourriez bien alors , monsieur , être pendu.