‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 185 sur 224 · ACTE III, SCENE IX. aScj · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IX. aScj

1>0V JVAH.

Manud!

SGANARB&LC.

Je vous entends; il seroit plus honnête, Pour mieux vous ennoblir, qu'on vous coupât la téta : Mais c'est toujours mourir.

DOIT JUAJiy Toyant un tombeaa , sur lequel est une statve .

Quel ouvrage nouveau Yois-je paroitre ici ?

SGAllAaEI.I.E.

Bon ! et c*est le tombeau Où votre commandeur, qui pour lui le fit faire. Grâce à vous, gît plus tôt qu'il n'étoit nécessaire.

DON JUAir.

On ne m*avoit pas dit qu'il fût de ce côté.

Allons le voir,

'SaAirARKLI.S.

Pourquoi cette civilité ?

Laissons-le là , monsieur ; aussi-bien il me semble Que vous ne devez pas être trop bien ensemble.

DOS JUAir.

C'est pour fiiire la paix que je cherche à le voir ; Et, s'il est galant homme, il doit nous recevoir. Entrons,

SGAHARBXLS.

Ah ! que ce marbre est beau ! Ne lui déplaise» Il s'est là , pour un mort, logé fort à son aise.

noir JUAK.

J*admire cette Aveugle et sotte vanité.

Un homme, en se h vivant, se sera contenté D'un bâtiment fort simple ; et le visionnaire En veut un tout pompeux , quand il n'en a que faire.

SGANARELLE

Voyez- VOUS sa statue, et comme il tient sa main ?

' DON JVAir.

Parbleu ! le voilà bien en empereur romain.

SGAHARELLB.

Il me fait quasi peur. Quels regards il nous jette ! C'est pour nous obliger, je pense, à la retraite; Sans doute qu'à nous voir il prend peu de plaisir.

DOIT JVAV.

Si de venir dîner il avoit le loisir,

Je le régalerois. De ma part , Sganarelle , ^

Ta l'en prier.

SCAHARBLLE.

Lui.J»

DOW JUAXr.

Cours.

Page 1