‹ Chefs-d'œuvre de Thomas Corneille: précédés de son éloge historiqueChapitre 19 sur 224 · ACTE II, SCÈNE I. a · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I. a

Toot le inonde le sait , tout le monde Fadmire : Mais c'est peu ; je voiidrois que tout ce que je toi S^en entretint sans cesse, en parlât comme moi. Taime Phèdre; tu sais combien elle m*est chère : Si quelque chose en elle a de quoi me déplaire. C'est de voir son esprit, de froideur combattu , Négliger entre nous de louer sa vertu.

Quand je dis qu'il s'acquiert une gloire immortelle, Elle applaudit,m'approuve: et qui feroit moins qu'elle? Mais enfin d*elle-même on ne lentend jamais De ce charmant héros élever les hauts faits : n faut en leur fevear expliquer son silence.

irÉRZlTE.

Je ne m*étonne point de cette indifférence :

N*ayant jamais aimé , son cœur ne conçoit pas...

AKIAITK.

Elle évite peut-être un cruel embarras.

L*amour n'a bien souvent qu'une douceur trompeuse :

Mais vivre indifférente, est-ce une vie heureuse?

irsRiirE.

Apprenez-le dn roi, qui , de vous trop charmé. Ne souffnrott pas tant s'il n'avoit point aimé.

a6 ARIANE.

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