ACTE II, SCÈNE V
Vous y penserez mieux ; et peut-être qu'uu jour Tous prendrez un peu moins le parti de Tamour. Adieu , madame.
ARIAITE.
Il dit ce qu'il faut qu'il me dise !
Demeurez. Avec moi c^est en vain qu'on déguise : Vous en avez trop dit pour ne me pas tirer D'un doute dont mon cœur commence à soupirer. J'en tremble, et c'est pour moi la plus sensible atteinte.
Édaircissez ce doute, et dissipez ma crainte : Autrement je croirai qu'une nouvelle ardeur Rend Thésée infidèle , et me vole son cœur ; Que pour un autre objet, sans souci de sa gloire...
PIRITHOUS.
Je me tais ; c'est à vous à voir ce qu'il faut croire.
ARii.xrs.
Ce qu'il faut croire? Ah dieux ! vous me désespérez. Je verrois à mes vœux d'autres vœux préférés ! Thésée à me quitter... Mais quel soupçon j'écoute ! Non , non, Pirithoûs, on vous trompe, sans doute. Il m'aime ; et, s'il m'en faut séparer quelque jour. Je pleurerai sa mort, et non pas son amour.
FIRITHODS.
Souvent ce qui nous plaît par une erreur fatale...
ARIANB.
Parlez plus clairement : ai-je qodque rivale ? Thésée a-t-il changé ? viole-t-il sa foi ?
PIRITHOUS.
Mon ulenoe déjà s'est expliqué pour moi ; Par la je vous dis tout. Vos ennuis me font peine; Mais quand leur seul remède est de vous faire reine, N'oubliez point qu*à Naxe on veut vous couronner; C'est le meilleur oonseil qu'on vous puisse donner. Ma présence commence à vous être importune; Je me retire.