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II, -ms le Songe de Poljfliliile, oe roman des dernières années du quinzième siècle que nous avons déjà cité à propos îles grottes de Bernard Palissy et qui passe en revue sous des formes imagées Ions les arts de celle époque, des lampes semblables jettent leurs feux capricieux. « Pour la diversité des pierres précieuses dont les lampes estoienl estoffées, il se rendoit par tout le temple une réverbération de couleurs tremblantes, si gaies, que le soleil après la pluye ne sçaurail peindre un plus lad arc-en-ciel. » Notre lemps, plus ennemi de la couleur et de ses féeries, se borne à allumer dans les lioudoirs dis lampes en verre opalin, lumière silencieuse bien faite pour accueillir les songes qui sortent par la jmrte d’ivoire.
A l’exposition archéologique qui, en I 860, réunit à Vienne les trésors des sacristies el les trésors possédés par les amateurs de l’empire d’Autriche, il y avait deux antiques vases persans, en verre don1 cl émaillé, l u inventaire du trésor de Saint-Étienne, de Vienne, en 1070, les désigne ainsi, « due amphore ex Damasen. » Ils avaient été rapportés de la terre sainte. Le premier, une Imuleillc munie sur le col de deux petites anses, est décoré de zones d’entrelacs, alternant avec des semis de rosettes, en or bordé de rouge et en émail bleu. Le second, plus singulier encore, porte une frise de jietils personnages en manteau, quatre médaillons séparés, et le cyprès tpii pour Zoroaslre et ses disciples était l’image de l’àme s'élançant vers le ciel. Ce sont des plus précieux et des plus authentiques échantillons de la verrerie orientale qui soient arrivés intacts jusqu’à nous, el déjà, au quatorzième siècle, ils étaient considérés comme dignes d’étre conservés dans un trésor.