LA PF.INE DD TALION
Il y avait un recouvreur ipii en recouvrant une maison tomba sur un homme qui passoit la rue, de sorte que cet
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homme fut grièvement blessé, et s'adressaiit au juge, deman- (loit nlimons et niédicameiis, et réparation à rciiconlre de ce rccoiivroiir qui en tondjaiit l'avoit offi.'iisé, et ne s'i'loit fait nul mal, disant aujwgcî qu'il ncdcvoit pas se laisser tondjcr, vcu que c'c^t son mélier de monter sur les niai>ons et de s'y tenir bien; que ce n*étoit(jn'un éventé qui par sa faute etconl(»o s'étoit laissé tomber sur luy, possible lui voulant du mal. Le pauvre recouvreur, alléguant son iiuioccnce, disoit qu'il n'y avoit aucun dol de son côté, et que les meilleurs maîtres de leur estât ctoient sujets à tels accidents. Le juge après mûre délibération ordonna que celuy qui avait esté blessé par la chute du recouvreur, luy estant guéry, monteroitsurlamesme hauteur, et du même lieu tomberoitsur le recouvreur qui avoit tombé sur luy.
Je vous laisse à penser si le défendeur appela de la sentence.