SCÈNE I
CLÉOPATRE. -^^^^^i^
Serments fallacieux, salutaire contrainte, ^- Que m'imposa la force et qu'accepta ma crainte ,
HeureiLx déguisements d'un immortel courroux, „
Vains fantômes d'État, évanouissez-vous! ^rv-^i^Aco-^t?^-^^^^^
^f) ) Si d'un péril pressant la terreur vous fit naître , Avec ce péril même il vous faut disparaître'. Semblables à ces vœux dans l'orage formés, Qu'efface un prompt oubli quand les flots s(.tnt calmés. Et vous, qu'avec tant d'art cette feinte a voilée , Recours des impuissants , haine dissimulée , Digne vertu des rois, noble secret de cour, Éclatez, il est temps, et voici notre jour. Montrons-nous toutes deux, non plus comme sujettes, Mais telle que je suis, et telle que vous êtes. \ Le Partlie est éloigné, nous pouvons tout oser :
K \ Nous n'avons rien à craindre, et rien à déguiser;
)r Je hais, je rèene encor. Laissons d'illustres marques
En quitta'nt^ s'il lefaut, ce haut rang des monarques : Faisons-en avec gloire jun départ éclatant, El rendons-le"iuiiest(ràceIîe cpr^^ C'est encor, c'est encor cette même ennemie Qui cherchait ses honneurs dedans mon infamie. Dont la haine à son tour croit me faire la loi , Et régner par mon ordre et sur vous et sur moi.
\ \u. Avcc>;uc 11' pciil vous devez ilisiiaraitic.
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\(: II-: II, sciOK H. 29
Tn m'estimes bien lâche, imj)^i'j^d(Mil(M^v^ile,(^^^
Si tu crois (jiic mon cœur jusqiic-là se ravale,
Ouil soulTrc qu'un hymen qu'on t'a promis en vain
Te mette ta vengeance et mon sceptre à la main.
Vois jusqu'où m'emporta l'amour du diadème,
Vois quel sans: il me coûte, et tremble pour toi-même /'; ^vtC^Xi^,,^^
Tremble, te dis-je : et songe, en dépit du traité ', ^
Que , pour l'en faire un don , je l'ai trop acheté.