ACTE V, SCKNE H
Vous diront un succès qu'à peine encor je; croi.
ARISTIE lit.
<( Chère sœur, pour ta joie il est temps que tiî saches (( Que nos maux et les tiens vont finir en effet. « Sylla marche en pubhc sans faisceaux et snns haches, « Prêt à rendre raison de tout ce qu'il a fait.
« Il s'est en plein sénat demis de sa puissance; « Et si vers toi Pompée a le moindre penchani , « Le ciel vient de briser sa nouvelle alliance , « Et la triste Emilie est morte en accouchant.
« Sylla même consent, pour calmer tant de haines, « Qu'un feu qui fut si beau rentre en sa dignité, « Et que l'hymen te rende à tes premières chaînes, « En même temps qu'à Rome il rend sa liberté.
«■ QuiNTUs Aristius. »
Le ciel s'est donc lassé de m'élrc impitoyable ! Ce bonheur comme à toi me parait incroyable. Cours au camp de Pompée, et dis-lui , cher Arcas, ..
ARCAS
Il a cette nouvelle, et revient sur ses pas. De la part de Sylla chargé de lui remettre Sur ce grand changement une pareille lettre , A deux milles d'ici j'ai su le rencontrer.
ARISTIE
Quel amour, quelle joie a-t-il daigné montrer? Que dit-il? que fait-il?
ARCAS
Par votre expérience Vous pouvez bien juger de son impatience; Mais, rappelé vers vous par un transport d'amour Qui ne lui permet pas d'achever son retour, L'ordre que pour son camp ce grand effet dcMuaiuie L'arrête à le donner, attendant qu'il s'y rende. Il me suivra de près, et m'a fail aNanccr
CORMill.I.E. — r. II. 22
{38 SERTORIUS
Pour vous dire un miracle où vous n'osit^z penser.
Vous avez lieu d'en prendre une allégresse égaie ^ Madame; vous voilà sans crainte et sans rivale.
VIRIATE
Je n'en ai plus en vous , et je n'en puis douter ; Mais il m'en reste une autre , et plus à redouter : Rome , que ce héros aime plus que lui-même , Et qu'il préférerait sans doute au diadème. Si contre cet amour. . .