‹ Chefs-d'œuvre dramatiques. Avec les variantes du texte, les examens de pièces, et Les discours sur la poésie dramatique (volume 2)Chapitre 84 sur 201 · TROUPES DE GARDES · texte numérisé non relu

TROUPES DE GARDES

PHOCAS , montrant Eudoxe k ses gardes.

Qu'on la tienne en lieu sûr, en attendant sa mcrc '.

HÉRACLIUS

A-t-elle quelque part...?

1 V\ii. On'oii 1,1 iiKiU' (11 liiisoii , en atli^'iulaiil s.t niLif.

M.TK IV, SCKNK II. m:

riiocAS.

Nous verrons à loisir :

Il est bon copeiulant de la l'aire saisir.

EUDOXE, 8cn allant.

Seigneur, ne croyez rien de ce qu'il va vous dire.

PHOCAS, a Eudoxe.

Je croirai ce qu'il faut pour le bien de l'empire.

( i llcraclius. )

Ses pleurs pour ce coupable imploraient ta pitié?

HÉRACLIUS

Seigneur.

PHOCAS

Je sais pour lui quelle est ton amitié ; Mais je veux que toi-même, ayant bien vu son crime, Tiennes ton zèle injuste, et sa mort légitime.

( aux gardes, ]

Qu'on le fasse venir. Pour en tirer l'aveu,

11 ne sera besoin ni du fer ni du feu.

Loin de s'en repentir, l'orgueilleux en fait gloire.

Mais que me diras-tu qu'il ne me faut pas croire ? Eudoxe m'en conjure, et l'avis me surprend. Aurais-iu découvert quelque crime plus grand?

HÉRACLIUS

Oui , sa mère a plus fait contre votre service Que ne sait Exupère, et que n'a vu Maurice.

PHOCAS

La perfide ! Ce jour lui sera le dernier. Parle.

HÉllACLIUS.

J'achèverai devant le prisonnier.

Trouvez bon c[u'un secret d'une telle importance , Puistiuc vous le mandez, s'explique en sa présence.

PHOCAS

Le voici. Mais surtout ne me dis rien pour lui.

148 HRRACLIUS.

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