ACTE V, SCKNE III. oHê
Tout ce que l'un a fait, Fautrc le peut défaire ;
Et, dans la lâcheté du vice où je te voi,
Tu n'es plus gentilhomme, étant sorti de moi '.
DORANTE
Moi ?
GÉftONïE.
Laisse-moi parler, toi^, de qui l'imposture Souille honteusemejit ce don de la nature : Qui se dit gentilhomme^ et ment comme tu fais, Il ment quand il le dit, et ne le fut jamais. Est-il vice plus bas ? est-il tache plus noire. Plus indigne d'un homme élevé pour la gloire? Est-il quelque faiblesse, est-il quelque action Dont un cœur vraiment noble ait plus d'aversion. Puisqu'un seul démenti lui porte une infamie Qu'il ne peut effacer s'il n'expose sa vie, Et si dedans le sang il ne lave l'affront Qu'un si honteux outrage imprime sur son front?
DORANTE
Qui vous dit que je mens?
GÉRONTE
Qui me le dit, infâme?
Dis-moi, si tu le peux, dis le nom de ta fenune. Le conte qu'hier au soir tu m'en fis publier. . .
CLITON, à Dorante.
Dites que le sommeil vous l'a fait oublier.