JÉ HONTE
Ajoute, ajoute encore avec effronterie
Le nom de ton beau-père et de sa. seigneurie;
Invente à m'éblouir quelques nouveaiLT détours.
CLITON, à Dorante.
Appelez la mémoire ou l'esprit au secours.
* Var. lu n'cb pas sciitilliuiiiitie , étant sorti de niui.
GÉRONTE
De quel front cependant faut-il que je confesse Que ton effronterie a surpris ma vieillesse, Qu'un homme de mon âge a cru légèrement Ce qu'un homme du tien débite impudemment? Tu me fais donc servir de fable et de risée, Passer pour esprit faible, et pour cervelle usée? Mais, dis-moi, te portais-je à la gorge un poignard ? Voyais-tu violence ou courroux de ma part? Si quelque aversion t'éloignait de Clarice» Quel besoin avais-tu d'un si lâche artiiice? Et pouvais-tu douter que mon consentement Se dût tout accorder à ton contentement, Puisque mon indulgence, au dernier point venue, Consentait à tes yeux l'hymen d'une inconnue? Ce grand excès d'amour que je t'ai témoigné N'a point touché ton cœur, ou ne l'a point gagné : Ingrat, tu m'as payé d'une impudente feinte, Et tu n'as eu pour moi respect, amour, ni crainte. Va, je te désavoue.
DORANTE
Eh! mon père, écoutez.
GKRONTE.
Quoi? d<\s contes en l'air et sur l'heure inventés?
DORANTE
Non, la vérité pure.
GEROTE.
En est-il dans ta bouche ?
CLITON, à Dorante.
Voici pour \«>li(; adresse une assez rude 1ou<Ih\
DORANTE
Kpris cruMc beautr^ qu'à peine j'ai [)u voir *
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