‹ Chefs-d'œuvre dramatiques. Avec les variantes du texte, les examens de pièces, et Les discours sur la poésie dramatiqueChapitre 347 sur 355 · JÉ HONTE · texte numérisé non relu

JÉ HONTE

Ajoute, ajoute encore avec effronterie

Le nom de ton beau-père et de sa. seigneurie;

Invente à m'éblouir quelques nouveaiLT détours.

CLITON, à Dorante.

Appelez la mémoire ou l'esprit au secours.

* Var. lu n'cb pas sciitilliuiiiitie , étant sorti de niui.

GÉRONTE

De quel front cependant faut-il que je confesse Que ton effronterie a surpris ma vieillesse, Qu'un homme de mon âge a cru légèrement Ce qu'un homme du tien débite impudemment? Tu me fais donc servir de fable et de risée, Passer pour esprit faible, et pour cervelle usée? Mais, dis-moi, te portais-je à la gorge un poignard ? Voyais-tu violence ou courroux de ma part? Si quelque aversion t'éloignait de Clarice» Quel besoin avais-tu d'un si lâche artiiice? Et pouvais-tu douter que mon consentement Se dût tout accorder à ton contentement, Puisque mon indulgence, au dernier point venue, Consentait à tes yeux l'hymen d'une inconnue? Ce grand excès d'amour que je t'ai témoigné N'a point touché ton cœur, ou ne l'a point gagné : Ingrat, tu m'as payé d'une impudente feinte, Et tu n'as eu pour moi respect, amour, ni crainte. Va, je te désavoue.

DORANTE

Eh! mon père, écoutez.

GKRONTE.

Quoi? d<\s contes en l'air et sur l'heure inventés?

DORANTE

Non, la vérité pure.

GEROTE.

En est-il dans ta bouche ?

CLITON, à Dorante.

Voici pour \«>li(; adresse une assez rude 1ou<Ih\

DORANTE

Kpris cruMc beautr^ qu'à peine j'ai [)u voir *

' \ \i». Kpris "1 une ImmuIc (|u".i |M'iiic ai-ir |»u mmi.

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