ACTE II, SCÈNE I. i
M. GKRONTK.
Pnr conséquent?...
non VAL.
Vous le haïssez.
M. cÉTioyt f:, plus vii'ement.
Par conséquent, vous ne savez ce que vous dites. Je hais, je déte.ste sa façon de penser, sa mauvaise conduite : kii donner de l'argent ne serviroit qu'à entretenir sa vanité, sa prodigalité , ses folies. Qu'il change de système, je changerai aussi vis-à-vis de lui. Je veux que le repentir mérite le bienfait, et je ne veux pas (jue le bienfait empêche le repentir.
DORVAL, après un moment de silence, parott convaincu, et dit fort doucement :
Jouons, jouons.
M. GÉRONTE
Jouons.
noRVAi,, en jouant.
J'en suis fâché.
M. GÉIIO >TE, <'»i yoitrtXf.
Echec au roi.
DORVAL, enjonant.
Va cette pauvre fille?
M. OKnONTE.
Qui?
DORVAL
Angélique.
M. OÉRONTE.
Ah! pour celle-là, c'est autre chose. Parlezmoi décela. ( // laisse le jeu.)
DORVAL
Elle doit bien souffrir aussi.
M. GERONTE.
J'y ai pensé, j'y ai pourvu; je la marierai.
DORVAL
Tant mieux. Elle le mérite bien.
M. GÉRONTE
Voilà , par exemple , une petite personne accomplie, n'est-ce pas?
DORVAL
M. GÉBONTE.
Heureux celui qui l'aura ! (// rêve un instant , se lève en appelant.) Dorval !
DORVAL
Mon ami.
M. OÉRONTE.
Ecoutez.
DORVAL, se levant, ah bien?
M. GÉRONTE
Vous êtes mon ami.