ACTE m, .SCKNE VîL
pas nos cœurs, quand, au sein de l'infortune, nous aurons pour consolation une probité sans tache, notre amour, votre tendresse, et votre estime.
M. GÉBOSTE.
Malheureux!... tu meriterois... Mais je suis un imbécile ; cette espèce de fanatisme du sang me parle en faveur d'un ingrat! Lève -toi, traître! je paierai tes dettes, et par là je te mettrai peutêtre en état d'en faire d'autres.
M. DALAîiCODR, (Tun air pénétré.
Eh! non, mon oncle, je vous réponds. ..Vous verrez par ma conduite...
M. GÉROXTE.
Quelle conduite , misérable écervelé ! celle d'un mari infatué, cpii se laisse mener par sa femme, par une femme vaine, présomptueuse, coquette...
M. n M. .\J\CovR, vivement.
Non, je vous jure; ce n'est point la faute de ma femme: vous ne la connoissez pas...
M. GÉBONTE, cncore plus vivement.
Tu la défends ! tu mens devant moi ! Prends -fjarde : il s'en faut peu qu'à cause de ta femme, je ne révoque la promesse que tu m'as arrachée... Oui, oui, je la révoqiu;rai ; tu n'auras rien
24(î LE BOURRU RliîNFAltiANT.
de moi. Ta femme, ta femme ! je ne peux la souffrir, je ne veux pas la voir.
M. DALANCOCR.
Ah! mon oncle, vous me déchirez le cœur!