‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 165 sur 214 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

M. DALANCOUR, M. GÉRONTE, madame DALANCOUR.

Mine DALANCOUR.

Hélas! monsieur, si vous me croyez la cause des dérangements de votre neveu , il est juste que j'en porte seule la peine. L'ignorance dans laquelle j'ai vécu jusqu'à présent n'est pas une excuse suffisante à vos yeux. Jeune, sans expérience, je me suis laissé conduire par un mari que j'aimois; le monde m'a entraînée, l'exemple m'a séduite; j'étois contente, et je me croyois heureuse : mais je parois coupable, cela suffit ; et pourvu que mon mari soit digne de vos bienfaits, je souscris à votre fatal arrêt; je m'arracherai de ses bras. Je ne vous demande qu'une grâce : modérez votre haine pour moi ; excusez mon sexe, mon âge; excusez la foiblesse d'uii mari qui, par trop d'amour...

M. GÉRONTE

Eh! inadarne, croyez-vous ni'abiiscr?

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