ACTE 111, SCÈNE VIM
«"•e DAL4NCOC H.
() ciel ! ^l n'est donc [)lus de ressource ! Ah ! mon cher Dalancour, jet'ai donc perdu... Je mt; meurs.
{Elle tombe sur un fauteuil ; M. Dalancour court a son secours.) M. GÉRONTE, infjuiet, ému, touché.
Holà! quelqu'un! Marthon!
SCÈINE IX.
M GÉRONTE, MARTHON, M. DALANCOUR, MADAME DALANCOUR.
MARTHON.
Monsieur, monsieur, me voilà.
M. GÉRONTE, vivcment.
Voyez... là... allons; allez, voyez, portez-lui du secours.
m'arthon.
Madame, madame, qu'est-ce que c'est donc? M. GÉRONTE, donnant un flacon h Marthon. Tenez, tenez, voici de l'eau de Colo^jne. (« M. Dalancour.) Eh bien!
M. DALANCOUR.
Ah! mon oncle !..
M. GÉRONTE s'approche de madame Dalancour, et lui dit brus<iuemenl :
Comment vous trouvez-vous?
248 LE BOURRU RIKNF AISANT.
M""e DALANCOUR, se levant tout doucement et avec une voix languissante.
Monsieur, vous êtes trop bon de vous intéresser pour moi. Ne prenez pas garde à ma foiblesse, c'est le cœur qui parle; je recouvrerai mes forces, je partirai, je soutiendrai mon malheur.
( M. Gérante s'attendrit, mais il ne dit mot.)
M. n XL AN GOVR^ tristement.
Ah! mon oncle, souffrirez-vous...
M. GÉRONTE,rt M. Dalancouv, vivement.
Tais-toi. (à madame Dalancour brusquement.) Restez à la maison avec votre mari.
Mine DALANCOUR.
Ah, monsieur!
M. DALANCOUR, avec transport.
Ah! mon cher oncle!
M. GÉRONTE, sérieux , mais sans emportemetit , et les prenant l'un et l'autre par la main.
Écoutez : mes épargnes n'étoient pas pour moi ; vous les auriez trouvées un jour: vous les mangez aujourd'hui, la source en est tarie ; prenez-y garde : si la reconnoissance ne vous touche pas, que l'honneur vous y engage.
M"»e DALANCOUR.
Votre bonté...