‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 17 sur 214 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

DORMILLI, MOXDOR.

M O N' D o R , rfe loin et à part.

( haut et d'un air triomphant.] Boa! Toujours de Ihunieur? Dans l'âge des conquêtes, Quand oa plaît, quand on aime?

DORMILLI.

Oh! je sais que vous êtes Un excellent railleur; mais moi qui raille peu, Je vais, monsieur Mondor, vous faire un libre aveu. Votre présence ici... m'étoit fort agréable. Cependant ..

MO.v DOR, riant.

Vous croyez que je suis redoutable , F.t que sur Angélique on a quelque dessein?

DORMILLI.

De grâce, expliquons-nous. Daignez, m'apprendre enfin

A qui vous en voulez.

MONDOR

La demande est fort bonne Chevalier, si je puis n'en vouloir à personne , On peut...

OORMILLI.

Vous en vouloir? Eh bien ! qui vous en veut?

MONDOR

Vous ne le diriez point à ma place.

Il se peut.

( En riant, et du ton d'un liomme cjui compte sur la fatuité de Monder.) Mais vous le direz, vous, n'est-ce pas?

M ONDOR.

Il est leste.

Ma foi, si je le dis, c'est, je vous le proteste, Pour vous tranquilliser : vous êtes si pressant... Je vois que vous souffrez; je suis compatissant.

DORMILLI.

Au fait, par grâce.

MONDOR

Eh bien! s'il faut vous en instruire... ( // snmuse de l'attention que lui prêle Dormilli.) Ces choses-là pourtant ne doivent pas se dire. DORMILLI, avec une impatience qu'il veut masquer

sous un ton badin.

Aujourd'hui l'on dit tout : dites donc.

MONDOR

Trop de feu ;

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