‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 18 sur 214 · SCÈNE Vlll · texte numérisé non relu

SCÈNE Vlll

Trop (Je feu, clievalier: modérez-vous un peu. Si de mes soins ici quelqu'un doit être en peine , Ce n'est pas vous eucor.

DORMILLI.

Quoi, monsieur, Dorimène...

M o X D G R , néijliqemment.

Mais oui.

DORMILLI.

Plaisantez- vous?

MON DOR

Jlais non.

DORMILLI.

D'honneur ?

D'honneur.

Valsain vous vexe un peu : je suis votre vengeur. Réjouissez-vous bien de sa triste aventure. Dorimène a pour nous, c'est une chose sûre. Un goût très décidé, mais je dis décidé.

DORMILLI.

Ce soupçon-là , monsieur, peut être mal fondé.

MONDOR

Soupçon u'est pas le mot : en voulez-vous des preuves? Oh! parbleu ! c'est me mettre à de rudes épreuves. Le moyen, avec vous, de garder un secret?

( // tire un portefeuille de sa pnche.) Parmi certains papiers , j'ai là... certain billet; l'aut-il, à l'instant même, avoir la complaisance De vou.s en faire part?

if, LES FAUSSES INFIDÉLITÉS.

DORMILLI.

Non vraiment, cur je pense Que vous ne l'avez point. ■

MONDO R

Je ne l'ai point?... Lisez. ( // lui présente le billet : Dnrmilli veut s'en saisir et

Mnndor le retient. Dormilli lit avidement : Mondor

continue.) Sous un style badin ses feux sont déguisés : On badine d'abord, puis on est attendrie; Puis le moment fatal, et puis la jalousie; On tremble de nous perdre, on veut toujours nous voi' Et le roman finit par un beau désespoir.

( // éclate de rire.) Mais n'admirez-vous pas le sommeil létbargique De monsieur de Valsain? Vous craigniez qu'Angélique N'eût pour moi quelque goût; lui qu'on a supplanté. Il est , le cher marquis , d'une sécurité !

DORMILLI.

Le voilà donc enfin trahi par sa maîtresse! J'avois su le prévoir, je le disois sans cesse.

MONDOR

Depuis que j'ai paru? ,

DORMILLI.

Non, très long-temps avant. ■ Mai.*, Angélique?...

MONDOR

Eh bien ?

no R M I LLi , d'un ton brusque.

Eh bien ! je crois souvent

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