‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 19 sur 214 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DOUMILLI, VALSAIN.

uou M I LLi , à pari.

Il me paroît hien triste.

VALSAIN, à pari.

Il a l'air iudiiiné.

( Ils se regardent quelque temps en silence. )

DORMILLI.

Je vous l'ai dit cent fois; je n'eutends rieu aux femmes.

Ma foi , ni moi non plus.

DORMILLI.

Mou ami , quelles âmes !

VA LSA IN.

Quelles têtes, mon cher!

D o u M I L L I , à /wrf , en s'éloignani de Valscnn. A-t-il quelque soupçon?

VALSAIN, à part, s'éloignani de même.

Je dois lui dire tout; mais de quelle façon?

DORMILLI, à part.

Comment m'y prendre?

{Ils se rapprochent l'un de l'autre.) (haut.) Il faut qu'avec vous je m'explique.

Je viens d'entretenir tout à l'heure Angélique; Je ne la conçois plus. Je crois, sans vous flatter, Que votre aimable veuve a su me la gâter. C'est une étrange femme, au moins, que Dorimène ! Êtes-vous bien sûr d'elle ?

VALSAIN.

Ah ! très sûr ; j'aurois peine A croire... Mais la vôtre, avez-vous bien son cœur? Écoutez, cher ami; sur-tout, point de fureur. Je commence à penser enfin comme vous-même ; Oui, je doute, entre nous, qu'Angélique vous aime.

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