SCÈNE IX
MADAME DE MELCOUR, M. DE MELCOUR, MADAME DE NOZAN.
MELCOUR, avec joie.
Ou se querelle encor? Quoi ! qu'est-ce que ceci? Eh! félicitez-vous; excellente nouvelle!
Mine DE NOZAN.
[à part.) {à Melcour.)
Ces maris sont plaisants! Excellente, oui, fort belle!
MELCOUR.
Écoutez, écoutez : Terville est amoureux.
MO'e DE MELCOUR, d'un air tranquille.
Monsieur, je le savois.
MELCOUR.
Nous sommes trop heureux !
Mais épris comme un fou, comme on l'est à sou âge : Il presse, il sollicite, il veut en mariage...
Mme DE NOZAN.
En mariage! qui?
MKLCOUll.
Julie.
Mme DE NOZAN.
Ah! quelle erreur !
Quoi ! Julie ?
Mine DE MELCOUR, avec un sourire forcé. Oui, Julie.
Mille DE NOZAN.
O ciel! pardon, ma sœur.
Pardon. J'ai pu penser (n'éliez-vous p:is surprise?) Que c'est vous qu'il aimoit; je me suis Lieu méprise. Mais comme il étoit tendre! Et moi je vous ai dit... Me pardounerez-vous?j'avois perdu l'esprit.
Mine DE MELCOUR.
Oui , madame.
Mme DE NOZAN.
Je suis injuste, extravagante.
M"'e DE MELCOUR.
Oui, madame.
Mme DE NOZAN.
Étourdie.
Mme DE MELCOUR.
Eh oui !
Mme DE NOZAN.
Presque méchaute.
Vous devez m'en vouloir.
Mme DE MELCOUR.
Eh non !
Mme DE NOZAN.
J'ai lies remords.
Mme DE MELCOUR.
Gardeî-les, tout est dit.