SCÈNE III
LA COMTESSE, mademoiselle d'ORSON.
Vous savez si pour vous mon ame s'intéresse,
Ma sœur : pour prix de ma tendresse , Traitez-moi , non pas comme sœur , Mais comme amie ; ouvrez-moi votre cœur. ^ille d'orson.
Quoi! m'avez-vous surprise à n'être pas sincère?
LA COMTESSE
Non : mais ici sur-tout il faut ne me rien taire. Aimez-vous bien l'époux que l'on va vous donner?
Mlle d'or SON.
Mais oui , je l'aime assez.
LA COMTESSE
Je sais que votre frère Désire cet hymen, sans vous y condamner. Si quelque autre...
M'ie d'orson.
A présent , c'est une affaire faite ; Et je ne pourrois plus en prendre un autre. LA comtesse.
Quoi !
Vous ne pourriez...
Mlle d'orson.
Le chevalier et moi.