‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 111 sur 236 · LA COMTESSE, MARINE · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, MARINE

M A R I >• E, Cl part.

Quelle impatience de femme ! Ne poûvoit-elle attendre qu'on lui amenât Zaïde,*sans m'y envoyer à l'heure qu'il est?

LA COMTESSE, a;?^c/anf.

Marine! Attends, Marine.

MARI XE

Me voici , madame.

LA COMTESSE

Disaucapitaine que je veux avoir Zaïdece soir même.

MARI N E

Oui, madame.

LA COMTESSE

Que j'ai des raisons pour cela.

Il suffit.

LA COMTESSE

Que je m'y attends.

M ARI>E

Fort bien , madaine.

Qu'il m'a promis de me l'envoyer.

MARI>E

Je le lui dirai.

1 LA COMTESSE

K'y manque pas, au moins.

MARI>E

Je n'oublierai rien.

LA COMTESSE

As-tu bien compris?

M ARI>E

Eh! oui, madame.

LA COMTESSE, sV/o?'^na»f.

Tu n'as que la rue à traverser; amène-la, situ peux, avec toi.

MARINE, a part.

Il faut avouer que cette femme-là veut bien ce qu'elle veut. Elle m'a déjà dit , chez elle, dix fois la même chose. Quand je sors , elle me suit pour me le redire. Ah! la voici encore.

EA COMTESSE^ revenant.

Ecoute, j'avois oublié à te dire d'avertir le capitaine de ne prendre pas la peine de venir luimême ce soir ; je n'aime point qu'on me vienne voir à ces heures-ci.

i6p LE MUET.

MARIISE.

Eh! madame, vous me l'avez dit quatre fois. Est-ce tout?

Oui; va, et reviens bientôt.

{Elle sort.)

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