LA COMTESSE, MARINE
M A R I >• E, Cl part.
Quelle impatience de femme ! Ne poûvoit-elle attendre qu'on lui amenât Zaïde,*sans m'y envoyer à l'heure qu'il est?
LA COMTESSE, a;?^c/anf.
Marine! Attends, Marine.
MARI XE
Me voici , madame.
LA COMTESSE
Disaucapitaine que je veux avoir Zaïdece soir même.
MARI N E
Oui, madame.
LA COMTESSE
Que j'ai des raisons pour cela.
Il suffit.
LA COMTESSE
Que je m'y attends.
M ARI>E
Fort bien , madaine.
Qu'il m'a promis de me l'envoyer.
MARI>E
Je le lui dirai.
1 LA COMTESSE
K'y manque pas, au moins.
MARI>E
Je n'oublierai rien.
LA COMTESSE
As-tu bien compris?
M ARI>E
Eh! oui, madame.
LA COMTESSE, sV/o?'^na»f.
Tu n'as que la rue à traverser; amène-la, situ peux, avec toi.
MARINE, a part.
Il faut avouer que cette femme-là veut bien ce qu'elle veut. Elle m'a déjà dit , chez elle, dix fois la même chose. Quand je sors , elle me suit pour me le redire. Ah! la voici encore.
EA COMTESSE^ revenant.
Ecoute, j'avois oublié à te dire d'avertir le capitaine de ne prendre pas la peine de venir luimême ce soir ; je n'aime point qu'on me vienne voir à ces heures-ci.
i6p LE MUET.
MARIISE.
Eh! madame, vous me l'avez dit quatre fois. Est-ce tout?
Oui; va, et reviens bientôt.
{Elle sort.)