‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 142 sur 236 · ACTE m, SCENE IX. 2o · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE IX. 2o

LE BARO>', flu marquis.

Voilà qui se rapporte à ce que le commandeur vient de me dire.

FRO>TI>-

Vous voyez, monsieur, si je vous dis la vérité?

LE MARQUIS, au baron.

\ ous soupçonniez à tort ce garçon-là.

FRO>TI>'

Ah, monsieur! cela m'arrive tous les jours.

LE BAROX.

Il faut tout-à-l'heure que j'aille chez la comtesse ,

FRO>"Tl:?î.

Attendez, monsieur, que je vous aie tout dit; et puis vous ferez ce qu'il vous plaira.

LE BARO>'

As-tu parlé au chevalier?

FRO>TI>"

Oui, monsieur.

LE BARO>-

Et que t'a-t-ildit?

FRO>TI>"

Ah, monsieur! j'en ai le cœur si serré... je crois que j'en mourrai !

LE BARON

Comment?

11 ne parle point.

2o4 LE MUET.

LE BARON

11 ne parle point?

FRONT IN

Non, monsieur.

LE BARON

Est-il mort?

FRONT IN

Non, monsieur.

LE BARON

Est-il malade?

FRONTIN

Je ne sais.

LE BARON

D'où vient donc qu'il ne parie point?

Je ne saurois dire , monsieur, si c'est qu'on ait jeté quelque sort sur lui, ou s'il seroit tombé dans une espèce de mélancolie; mais je n'ai pu l'obliger à me répondre que par signes.

LE BARON

Ah, ciel! quelle extravagance! L'amour lui auroit-il fait tourner lesprit?

LE MARQUIS

Il y a là-dessous quelque mystère.

FRONTIN

Cela pourroit être, monsieur. Mais pourquoi ne seseroit-ilpas ouverr àmoi? Je lui ai dit, pour

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