‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 99 sur 236 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE BARON, LE CHEVALIER; TIMANTE, FRONTIN, cachés.

LE BARO>-, au chevalier.

Venez, venez, mon fils. Votre frère s'est rendu indigne de mon affection; je l'ai tournée toute versvous, et, avec une belle fille, je vais vous faire jouir dé dix mille livres de rente. Timante n'aura pas un sou de mon bien : vous êtes toute ma con^ solation. Vous ne répondez rien , mon fils ? Je vois bien que votr€ silence est une marque de votre respect, et je suis transporte' d'aise de voir en vous un consentement si parfait à tout ce que je souhaite; mais je voudrois vous voir plus gai : votre mélancolie m'afflige. Vous la perdrez, sans Joute, devant la fille que je vous destine. Elle est jeune, elle est belle, et son père est mon ancien ami. Vous allez voir l'accueil qu'il nous fera. IN'allez pas , au moins , être si triste devant lui. Mais le voici tout à propos.

(Le chevalier s'enfuit dès (}ue le marquis paraît. )

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