SCÈNE ÎV
GE^iMEUIL, CÉCILE.
CÉCILE, après un moment de silence, avec
chagrin.
Me voilà , grâce à vous , à la merci de mes gens.
GERMEUIL
Je ne vous ai demandé qu'un instant pour lui trouver un asile. Quel mérite y auroit-il à faire le bien, s'il n'y avoit aucun inconvénient?
CÉCILE
Que les hommes sont dangereux!... Éloignezvous... Vous vous en allez, je crois ^
GERMEUIL
Je vous obéis.
i-o LK PERK DE FAMILLK.
Fort bien! après m'avoir mise dans la position la plus cruelle, il ne vous reste plus qu'à m'y laisser. Allez, monsieur, allez.
GERMEUIL
Que je suis malheureux !
CÉCILE
Vous vous plaignez, je crois?
GERMEUIL
Je ne fais rien qui ne vous déplaise.
CÉCILE
Vous m'impatientez... Songez que je suis dans nu trouble qui ne me laissera rien prévoir , rien prévenir. Comment oserai-je lever les yeux devant mon père ? S'il s'aperçoit de mon embarras et qu'il m'interroge, je ne mentirai pas. Savezvous qu'il ne faut qu'un mot inconsidéré pour éclairer un liomme tel que le commandeur !... Et mon frère... Je redoute d'avance le spectacle de sa douleur. Queva-t-il devenir, lorsqu'il ne trouvera plus Sophie?... Monsieur, ne me quittez pas un moment , si vous ne voulez pas que tout se découvre... Mais on vient. Allez. Restez... Non : retirez-vous...