ACTE V, SCÈNE XXII
SOPHIE, au commandeur qui se détourne d'elle.
Ne repoussez pas l'enfant de votre frère. LE l'ÈRE DE FAMILLE, Ml Commandeur, en montrant Soplùe.
Voyez-la. Où sont les parents qui n'eu fussent vains ?
LE COMMANDECR.
Elle n'a rien, je vous en avertis.
SAINT-ALBIN
Elle a tout.
LEPÈREDEFAMILLE.
Ils s'aiment.
LE COMMANDEUR, au père de famille.
Vous la voulez pour votre fille?
LE PÈRE DE FAMILLE
Ils s'aiment.
LE COMMANDEBR, « Saiut-Alhin .
Tu la veux pour ta femme ?
SAIN T-A L B I N
Sijelaveux!
Aie-la ; j'y consens : aussi-bien, je n'y consen-' tirois pas, qu'il n'eu seroit ni plus ni moins... SAIN T-A L B I N , à Sophie.
Ah, Sophie! nous ne serons plus séparés. LE COMMANDEUR, aw père </e /rt»t(7/e..
Mais, c'est à une condition.
242 LE PÈIIE DE FAMILLE
LE PÈREDE FAMILLE.
Mon frère, grâce entière; point de condition.
LE COMM AUDELTi.
Non. Il faut que vous me fassiez justice de votre fille et de cet homnie-là.
SAINT-ALBIN
Justice! et de quoi? qu'ont-ils fait ? Mon père, c'est à vous-même que j'en appelle. C'est lui qui vous a conservé votre fils... Sans lui vous n'en auriez plus. Qu'allois-je devenir? C'est lui qui m'a conservé Sophie... Menacée par moi, menacée par mon oncle, c'est Germeuil, c'est ma sœur, qui l'ont sauvée... Ils n'avoient qu'un instant... elle n'avoit qu'un asile... Ils l'ont dérobée à ma violence... Les punirez-vous de ma faute? Cécile, venez. Il faut fléchir le meilleur des pères. (Il amène sa sœur aux pieds de son père , et s'y jette avec elle. )
LE PÈnE PE FAMILLE.
SÏA fille, je vous ai pardonné, que me demandez-vous?
SAIM'-AL BI>.
D'assurer pour jamais son bonheur, le mien et le vôtre. Cécile... Germeuil... ils s'aiment, ils s'adorent... Mon père, livrez-vous à toute votre