SCÈNE XIV
SAINT-ALBIN, SOPHIE, mabame HÉBERT.
1 andis que Saint-Albin continue comme s'il étoit seul , Sophie et sa bonne s'avancent, et parlent dans les intervalles du monologue de Saint-Albin. )
S AIKT-ALBIN, aprèsuite pause , en se promenant et révaut. Oui, tout est vu... Ils ont conjuré contre moi... je le sens...
SOPHIE, (l'un ton doux et plaintif, u sa bonne. On le veut... Allons, ma bonne.
SAiNT-ALBiM, de même.
C'est pour la première fois que mon père est J'accord avec cet oncle cruel.
SOPHIE, en soupirant.
Ah, quel moment!
Mme HÉBERT.
Il est vrai, mon enfant.
SOPHIE, de même Mon cœur se trouble.
SAINT-ALBIN, de même , Ne perdons point de temps. Il faut l'aller iiouver.
SOPHIE, apercevant Saint-Albin.
Le voilà, ma bonne; c'est lui.
I ,2 Li: l'EliE 1)K lAMlLLE.
SAINT-ALBIN, allant à Sophie.
Oui, Sophie, oui, c'est moi. Je suis Sergi.
SOPHIE, en sanglotant.
Non, vous ne l'êtes pas. [Elle se retourne vers madame Hébert. ) Que je suis malheureuse!
SAINT-ALBIK.
Sophie , ne craignez rien. Sergi vous aimoit ; Saint-Albin vous adore , et vous voyez l'homme le plus vrai et l'amant le plus passionné. SOPHIE soupire profondément.
Hélas !
Croyez que Sergi ne peut vivre, ne veut vivre <jue pour vous.
SOPHIE
Je le crois ; mais à quoi cela sert-il?
SAINT-ALBIN
Dites un mot.
SOPHIE
Quel mot?
SAINT- ALBIN
Que vous m'aimez: Sophie, m'aimez-vous?
SOPHIE, soupirant profondément.
Ah! si je ne vous aimois pas...
s Al NT- ALBIN.
Donnez- moi donc votre main; recevez la mienne, et le serment que jetais ici, à la face du