ACTE II, SCÈNE XIV. i v
ilictions promises aux enfants qui respecteront la volonté de leurs parents. J'emporterai celle de votre père. Je retournerai seule à ma misère, et vous vous ressouviendrez de moi.
SAIST-ALBIN.
Je mourrai de douleur, et vous l'aurez voulu... {En la regardant tristement.) Sophie...
SOPUIE.
Je ressens toute la peine que je vous cause. SAINT-ALBIN, la regardant encore.
Sophie...
SOPHIE, à madame Hébert, en sanglotant.
O ma bonne! que ses larmes me font de mal!... Sergi , n'opprimez pas mon ame foible... J'en ai assez de ma douleur... ( Elle se couvre les yeux de ses mains. ) Adieu, Sergl. ( Elle s'éloigne. )
SAINT- ALBIN
Non, non... Je ne le puis... Madame Hébert, retenez-la... Ayez pitié de nous.
aime HÉBERT.
Pauvre Sergi!
SAINT- ALBIN, à Sophie.
Vous ne vous éloignerez pas... J'irai... Je vous suivrai... Sophie, arrêtez... (// se jette à ses genoux. ) Ce n'est ni par vous ni par moi que je vous conjure... c'est au nom de ces parents cruels... Si je vous perds, je ne pourrai, ni les
i56 , LE PEKE DE FAMILLE.
Voir, ni les entendre, ni les souffrir. .. Voulezvous que je les haïsse?
Aimez vos parents. Obéissez-leur. Oubliez-moi. Ne me suivez pas ; je vous le défends.
( Elle sort avec madame Hébert. )