‹ Chefs d'œuvre dramatiques de Collé, et FavartChapitre 156 sur 231 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

SUDMER, DARMANT.

SUDMER.

Vous connoissez l'objet qn'on me destine? Hein? Mais, nrion cher Français, qu'est-ce qui vous chagrine? Morbleu! seriez-vous mon rival?

Comment ! cela m'est bien égal; Mais je veux savoir tout-à-l'heure. . .

DARMANT.

Monsieur, sur ce sujet ne m'interrogez point.

SUDMER.

Ma future chez vous demeure , Et je veux m'éclaircir d'un point.

DARMANT.

Monsieur, quoi qu'il en soit, vous n'avez rien à craindre. Clarice est adorable, et je pourrois l'aimer,

Sans que vous eussiez à vous plaindre.

( à part.)

Tâchons encor de me calmer.

SUDMÊR.

Cependant, je remarque un trouble.

Hein? Parlez, hein? Son embarras redouble.

DARMANT.

c'en est assez. Adieu , monsieur.

Jouissez de votre bonheur, Et de mes sentiments n'ayez aucun ombrage. On peut aimer Clarice, on peut s'en faire honneur :

Je ne vous dis rien davantage.

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