‹ Chefs d'œuvre dramatiques de Collé, et FavartChapitre 41 sur 231 · ACTE m, SCENE IV. 6i · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE IV. 6i

Vous vous tromperiez fort.

DES R ON AI S, très vivement.

Vous ne m'effrayez pas Par vos menaces captieuses...

Dans mon esprit c'est un point arrêté : Je veux percer l'obscurité De ce mystère qui s'oppose A toute ma félicité.

J'attends de vous, et l'honneur vous impose De m'en développer la véritable cause.

Plus de détours, monsieur, et j'ose En appeler à votre probité.

M. DU PUIS, avec la dernière impatience. Eh bien ! vous saurez donc la chose.

Aussi bien suis-je las d'être persécuté...

De mes délais apprenez donc la cause.

Et le principe où je suis arrêté...

{ hésitant, et avec un peu de honte. ) Il vient d'un sentiment que vous croirez bizarre , Quoique très vrai pourtant, et qui n'est point si rare; Mais que dans la jeunesse on n'a point, mon ami.

C'est la défiance des hommes.

Qu'en moi l'expérience a trop bien affermi ,

Sur-tout dans le siècle où nous sommes... C'est en partant d'après ce principe ennemi Que j'entends, que je veux que votre mariage... ( // dit les deux derniers vers avec peine et d'un ton entrecoupé et attendri. ) Que vous pressez tous deux si fort , Ne se fasse qu'après ma mort.

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