SCÈNE IX
MADAME PATIN, LISETTE
LISETTE
Ma foi, madame, ce n'e'toit pas la peine de quitter le jeu pour être sacrifiée par monsieur le chevalier à l'impatience de voir son carrosse.
M"»^ PATI>'
Que tu es folle, Lisette ! Je lui sais bon gi'é de cette impatience. C'est pour me faire plaisir qu'il a fait faire ce carrosse. Je gage qu'il y a fait mettre des chiffres.
LISETTE
Je ne sais ; mais je crains bien que ce monsieur le chevalier ne vous donne bien des chagrins. Les gens de la cour, et les jeunes gens sur-tout, sont d'étranges personnages. Celui-ci, encore qu'il soit votre amant, vous voyez avec quelle brusquerie il vous quitte , pour aller voir un carrosse
neuf. S'il est jamais votre mari, il se lèvera d'auprès de vous dès quatre heures du matin, pour voir panser ses chevaux. Le beau re'gal pour une femme !
jVime PATI>".
Tu ne sais ce que tu dis.
LISETTE
Vous m'en direz des nouvelles.