‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Destouches (volume 2)Chapitre 197 sur 232 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Lt COMTE, PHILINTE, L I S 1 M O N.

niiMO>', accourant.

Chez moi, morbleu, chez moi, faire un pareil vacarrael Par la mort, le premier...

PHILI-NTE.

Le respect me désarme.

LISIMO.V.

Ahl vous êtes mutin, monsieur le doucereux!

PHILINTE

Quelquefois.

LE COMTE

Par bonheur, il n'est pas dangereux.

PHILI.VTE.

C'est ce qu'il faudra voir. Du moins je vous assure Que de cette maison si quelqu'un peut m'exclure, Ce ne sera pas vous.

LISIMO>.

Non , mais ce sera moi.

PHILINTE

Je prends la liberté de vous dire...

LISIMON.

Je croi Qu'un père de famille , en ce cas , est le maître.

PHILINTE

J'en conviens.

LISIMON.

Et je prends la liberté de l'élre,

3o4 LE GLORIEUX.

En dépit de ma femme et de ses adhérents : Si tu ne le sais pas, c'est moi qui te l'apprends. Le comte aime ma fille, il a droit d'y prétendre; J'ai pris la liberté de le choisir pour gendre. Ma fille en est d'accord, et prend la liberté De se soumettre en tout à mon autorité. Ainsi, sans te flatter contre toute apparence, En prenant ton congé, tire ta révérence.

J'aurai l'honneur, monsieur, de répondre à cela Que madame n'est pas de ce sentiment-là.

LISIMON.

Madame n'en est pas? J'ai donné ma parole : Si pour me chicaner madame est assez folle , Madame, sur-le-champ, par le pouvoir que j'ai, En même temps que toi recevra son congé.

PHILIKTE.

J'adore votre fille ; et l'aveu de sa mère Me permet d'aspirer au bonheur de lui plaire. Dès qu'elles m'excluront, je leur obéirai. Jusque-là j'ai mes droits, et je les soutiendrai.

( // sort. )

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