SCÈNE VI
LE MARQUIS, LA BARONNE, madame CATAU.
LE MARQUIS, à la baronne.
Que j'ëtois impatient de vous revoir, ma chère veuve !
M™e c AT AT3 , bas^ h la baronne.
Ma chère veuve... Ce petit air de familiarité!
LA BARONNE, baS.
Cest un air de cour.
LE MARQUIS, à la baronne.
Vous ne sauriez croire combien je me suis diverti depuis que je vous ai quittée.
^me CATAU, bas, à la baronne.
Cela est obligeant pour vous. Est-ce encore là un air de cour ?
LE MARQUIS, à la baronne.
Vos domestiques ont converti mon valet de chambre. Il ne croyoit point aux esprits : il en est présentement si effrayé, que je crois que le
iro LE TAMBOUR NOCTURNE,
coquin n'osera plus porter mes billets dès qu'il sera nuit.
LA BAr. OMSE.
Ah ciel! que de jolies femmes vont se désespe'rer !
Mme c A T A u , «u viarquis.
Vous croyez donc, monsieur, que le tambour qui fait tant de bruit dans ce château n'est pas une chose effroyable? Demandez à madame, elle l'a entendu elle-même.
LE MABQUis, riant.
Ha, ha, ha, ha!
M^ie CATAU.
Mort de ma vie ! monsieur, vous ne nous ferez pas croire que les oreilles nous cornent à tous tant que nous sommes ici.
LE MARQUIS, l'ian t encore plus fort.
Ha, ha, ha, ha !
M'»e c ATAU, rt porf.
Que j'appliquérois volontiers une bonne paire de soufflets sur ce visage-là !...(6as, à ta baronne.^ Ce ris moqueur est fort respectueux, madame, en vérité !
LA BARONNE, au marquis.
Mais, que direz-vous encore quand je vous aurai protesté que la nuit dernière le bruit de ce tambour m'a réveillée?